Une parole du Pape François pour cette semaine

L’apôtre Paul est un exemple d’un vrai pasteur. Rappelons-nous ce que dit Jésus: « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Je voudrais souligner trois traits du style pastoral de Paul, qui est le style pastoral d’un bon pasteur. Le premier concerne « le pasteur passionné. Passionné au point de dire à ses fidèles, à son peuple: « J’éprouve pour vous, en effet, une sorte de jalousie divine. » La jalousie divine de Paul le pousse à cette folie, à cette excès d’amour. Donc, le premier train est le zèle apostolique. On ne peut être un vrai pasteur sans ce feu intérieur.

2° point: Un vrai pasteur est un homme qui sait discerner. St Paul sait qu’il y a la séduction dans la vie. Le père du mensonge est un séducteur. Le pasteur, non. Le pasteur aime. Il faut qu’il sache discerner où sont les dangers, où sont les grâces…où est la vraie route. Et le vraie pasteur accompagne toujours les brebis: dans les beaux moments et aussi dans les mauvais moments.

Enfin, la troisième caractéristique est la capacité de dénoncer. Un apôtre ne peut pas être naïf: Ah, tout est beau, avançons…Faisons une fête…tout est possible!  Un bon pasteur sait aussi condamner comme les parents disent à leur enfant quand il commence à marcher à quatre pattes et qu’il va vers la prise électrique pour y mettre les doigts: Ça, non! C’est dangereux!  Si souvent, nous perdons cette capacité de dénoncer et nous voulons faire avancer les brebis avec cet angélisme qui n’est pas seulement naïf mais qui fait aussi du mal. Attention à l’angélisme des compromis, pour s’attirer l’admiration ou l’amour des fidèles en les laissant tout faire!